Articles
Commentaires

L'un des auteurs québécois parmi les plus connus, Claude Jasmin est (ou a été) céramiste, acteur, marionnettiste, critique d'art, professeur d'histoire de l'art (moderne), pamphlétaire, chroniqueur de radio et de télé, peintre (aquarelliste), illustrateur, scénographe de télévision, etc.

Claude Jasmin (c) 2008 Marc Barrière

Claude Jasmin fait tout d'abord des textes dramatiques pour la radio, puis pour la télé et pour le cinéma. Il a fait beaucoup de journalisme et il publie un livre nouveau chaque année. Depuis 1960, Jasmin a donc publié plus d'une cinquantaine de livres, des romans et des récits surtout.

Jasmin poursuit encore et toujours l'expérience d'écrire avec ses journaux intimes chaque semaine en publiant depuis plus de sept ans un blogue (carnet) dans son site Web . On trouve ici son avis, ses opinions sur les actualités, des critiques de spectacles, de théâtre, de films ou de télé. En somme, il raconte son quotidien. Il parle de lui mais aussi des autres. Jasmin ne laisse personne indifférent, admirateurs ou contempteurs.

Ici, un grand nombre de textes publiés au fur et mesure: lettres ouvertes, projets de romans, humeurs, portraits, extraits... Voici un raccourci vers la liste de tous les textes publiés dans ce site Web. Vous pouvez aussi laisser traces, les commentaires sur les textes de Jasmin sont acceptés et publiés en autant qu'ils s'en tiennent au sujet et demeurent respectueux.

De passage sur cette page ou de retour, pour le plaisir ou pour le travail (l'école), bonne lecture et bonnes découvertes!

LES BELLES HISTOIRES LAURENTIENNES, Poing-comme-net, Tout | 16 mai 2008

CHEVREUILS AU SOMMET BLEU

Voilà que mon acrobate-écureuil, Jambe-de-bois, ne cesse de vouloir grimper aux oiseaux venus sur ma galerie. Il a changé, a le poil rare, la queue comme rongée, il fait pitié. Raymonde en chasseresse véhémente pour protéger la gent ailée.  Tiens, des chardonnerets récemment, joli paquet de volants jaunes. Oh, voilà un pic. Sur une seule patte, cherchant constamment à garder l’équilibre.Pauvre éclopé. Ma compagne attendrie et choquée : « C’est lui ça, « ton » Jambe-de-bois cruel, le salaud ! » Non mais… il est pas « à moi », je proteste.

Loin de Maniwaki-la-réserve, ici, jamais de « lionceau en liberté ». Il y a cette histoire « de l’homme qui a vu l’homme qui a vu…l’ours », on la connaît.  Écoutez bien ça : longtemps par ici -légende ?-, on me parlait d’un ours, parfois noir, parfois brun, qui rôderait au Sommet Bleu, Chemin de la Croix ou Chemin du Croissant, en ce quartier haut juché de mon  village. Des promeneurs craindraient sa rencontre, me disait-on. Il s’agit un vieil ours goguenard, pas méchant d’allure, fidèlement abonné aux vidanges du coin. La ronde bête apparaîtrait et disparaîtrait au gré des saisons, capricieusement. Était-ce, en ce joli ghetto d’en haut, par  besoin de faire peur aux candides bourgeois. En tous cas, je me méfie de cet ours jamais vu -on sait jamais- quand je monte visiter les amis Paltakis et l’auto garée, je file assez vite à leur demeure certains soirs de bonne bouffe-à-la-Carole LaPan.

PLEIN DE CHEVREUILS

Récemment, Luc, un assidu « des devoirs à vendre » de l’École-de-cuisine, me sert son histoire à lui de bêtes sauvages quand je lui cause d’un orignal venu baguenauder effrontément au rivage, à l’aube. Il m’écoute placidement, ne semble point surpris d’une telle visite et…en rajoute. À entendre ce bleusommettien c’est « en troupe » que de jeunes cervidés viennent rôder autour de chez lui, pas loin de la  Croix de fer publique… bien mal illuminée, hélas. Je n’en reviens pas quand Luc me dit : « Oui, mais oui, on en voit souvent dans nos parages. Pire, en fin d’hiver, tout un groupe de ces jeunes chevreuils brouta à fond -affamés sans doute- une haie de cèdres entière ! » Légende urbaine encore ? Luc se moque de moi ? « Non, non, continue Luc, tu questionneras mes voisins, de bien belles bêtes, pas farouches du tout. J’en ai vu, et  souvent, autour de ma propriété. Encore cet hiver, juré craché. »

Un loustic m’expliquait un jour : « Comme la chasse est totalement interdite dans toutes nos régions laurentiennes habitées, la reproduction de l’espère en est très favorisée. Ils peuvent copuler en paix et se multiplier en très grand nombre. Cela expliquerait ceci. Un hiver avec trop de neige égale donc tous ces nombreux chevreuils dévoreurs de haies !

Ces chevreuils qui s’épivardent dans les haies du Sommet Bleu m’a fait soudan me souvenir d’une randonnée dans un sentier sauvage d’un mont voisin, Loup Garou, pas si loin des condos du Chantecler.

UN ORIGNAL ÉPORMYABLE

Au soleil d’une promenade forestière en fin d’après-midi…  soudain : une sorte de lourd et long terrifiant grognement ! Ma peur.  Suivent des bruits de souffles… gigantesques. Je fige ! Le sol remua, je le jure, un sinistre tremblement ! J’imagine aussitôt un orignal égaré aux dimensions gargantuesques. Je l’avoue, oui,  je panique. Je me penche et, vite, je ramasse un très gros bâton. Je détale. La peur. Je voudrais vous y voir les ricaneurs.  Me retournant, je cherche des yeux une vaste forme mais le boisé en haut du Loup Garou est si fourni, d’une telle densité,  qu’on n’y voit rien ! Je guette une énorme silhouette, j’imagine voir surgir d’entre les arbres l’ombre effrayante. Sans doute un orignal, peut-être blessé. Donc rendu agressif et dangereux.

Ma compagne a entendu aussi et, comme moi, en est fort intriguée. Un bon sens de la conservation me dicte aussitôt de fuir. Courant devant elle, je lui lance : « Viens vite, suis-moi, sauvons-nous, » Je jonglais,en cas d’attaque de cette bête, à grimper aux arbres. Des yeux, je cherche fébrilement un sapin ou un pin avec des branches basses. Quand je me retourne, ma Raymonde marche calmement, loin derrière moi. Je crie : « Plus vite, trouves-toi une forte branche, rejoins-moi ! ». Quoi ? Elle rigole ma foi.

Une fois éloignées tous deux de la source de ce beuglement épormyable… halte. Repos ! Mon souffle court. Elle, moqueuse : « Ouengne !, tout un homme ça ! Merci pour la protection, belle leçon de solidarité ».

J’en reviens pas de ce flegme… féminin, moi.  Longtemps, encore aujourd’hui, cette brève aventure lui fera un fameux sujet de conversation dont je serai l’objet de venimeux quolibets. Mais quoi, quand il faut sauver sa peau, non ? Allez au diable les mâles féministes scandalisés.

Il n’en reste pas moins que l’on a tort en pays laurentien de croire son village tout dépourvu d’animaux sauvages. Ouvrez l’œil, ils y sont, tapis dans de propices ombres. Tel notre immense empanaché, ce « bétail » qui surgit du marais de l’ouest du lac à chaque automne pour, peut-être, dévorer nos pommes tombées.

Chers nouveaux venus, n’allez pas croire que nos espaces civilisés sont dépourvus de sauvagerie, l’hiver prochain surveillez vos haies, la nuit venue. Et, au Sommet bleu,  guettez l’ours qui a vu l’homme…

Pas de commentaires

LES BELLES HISTOIRES LAURENTIENNES, Poing-comme-net, Tout | 13 mai 2008

CENT CANARDS, 20 QUISCALES ET UNE DONALDA !

Bien content de ma liberté des matins. Retrouvée, à la radio du 98,5, on m’a jeté après une dizaine de jours. Questionnant du motif, on m’a amicalement répondu que l’on veut quelqu’un d’urbain. Et qui sort ! Qui sort, hen ? J’ai compris qu’il y a donc inconvénient d’être, comme moi, un villageois sédentaire. Au fond : bon débarras, car…commenter la télé en belle saison où elle stagne, bof !

À quoi j’ai pensé quand le jeune boss-Bombardier m’a dit : « On veut quelqu’un qui sort » ? Je me suis souvenu, rue Saint-Denis, d’une volumineuse voisine, « Madame Laramée ». Elle était du genre Jean-John Charest -ombragé en France par une jolie potiche monarchiste- elle était une « cocue contente ». Son mari, M. Laramée, bien mis, parfumé, « sortait ». Trois soirs par semaine il quittait allègrement le logis conjugal.

[...]
Ne pas regretter ni les cachets plantureux, ni ma sédentarité quand, le lendemain du lac-en-canardière, nous revoyons ma chère Donalda. Marmotte amaigrie par notre long hiver, qui, placide, indépendante, sécurisée, picore tout proche de mes pivoines en pousses, sur le terrain autour de la galerie. Une vraie poule ! Ô la jolie boule brune remuante en toute quiétude au soleil de mai. Dos arrondi, tête à terre, grignotant… de l’invisible à nos yeux ! Elle ne nous voit pas à vingt pas étendus sur nos transats fraîchement sortis. Elle ne voit pas davantage tous ces noirauds quiscales aux si jolis beaux reflets bleutés qui l’entourent, qui picorent comme elle.

Suite -> | 1 commentaire
Poing-comme-net, Tout | 6 mai 2008

LA VIE, LA VIE…

Ces jours-là, émoi en médias… un lion rôdait très à l’ouest de chez moi. Imaginez un ours polaire qui, en Afrique, rôde à Ouagadougou ! Ou un chameau errant à Saint-Sauveur ! Ou un gorille, mon cher Brassens, qui court dans les rues de Sainte-Agathe ! Un kangourou sur le Plateau ? Un éléphant à une fontaine du Vieux ? Ce lion en liberté, ce fut comme une subite percée de poésie, surréaliste pas mal ! Ça rafraîchit des sobres actualités télévisées. Ça divertit de ce faux pasteur« évangélik », un certain Cormier, pédophile avocassier qui dit : « C’est elle, cette jeune enfant, qui m’a séduit ! » Non mais… Diversion aussi d’avec cet Autrichien dément qui a profité salement de tous ces amis, parents, voisins « aveugles ». Voir à TVA Denise Bombardier qui s’enrage de la conne patience des cours de justice face à d’évidentes écoeuranteries. Elle en était toute pâle, comme ahurie, démontée, renversée et avec raison ! « Quoi, quoi, nous, on se mêle de nos affaires ! », voilà la funeste attitude des gens d’aujourd’hui. L’égocentrisme actuel, à la mode. Bien incroyable en cette toute petite ville autrichienne -chienne d’existence !- de n’avoir jamais rien vu. Le louche, le bizarre. Cela durant tant de décennies. L’atroce jeu pourri d’un dominant sur des dominées !

LA VIE, LA VIE…

C’est aussi -en ce jour du lion domestique qui a rompu sa laisse- trois rencontres amusantes : à 17 heures, à ma quasi-voisine École hôtelière, une gamine délurée à qui la jeune maman offre un petit gâteau enrobé de sucre. Rieuse, elle avale goulûment le crémage, s’en pourlèche les babines, en a plein les doigts d’une main. Quand je sors, accroupie, la maman lèche les petits doigts de sa fillette. Celle-ci me voit : « Veux-tu mes doigts, toi aussi ? » Elle rit. Je ris.

Suite -> | Pas de commentaires
LES BELLES HISTOIRES LAURENTIENNES, Poing-comme-net, Tout | 3 mai 2008

LA BEAUTÉ DU MONDE

C’est quoi la beauté ? C’est le fier visage de cette jeune enseignante, déambulante dans la rue Morin, avec, derrière elle, ce vivant joli serpent de jeunes enfants de son école d’en bas de la côte.

Oui, la beauté dans la rue au soleil, ce matin-là. J’ai ralenti, réjoui de cette vision si joyeuse. Je n’en reviens pas chaque fois que je vois de ces petites troupes de jeunes enfants aux minois rieurs (une sortie !) qui se rendent ou reviennent d’une -comme on dit- « activité scolaire ».

La beauté est partout pour ceux qui ont su conserver la faculté de s’émerveiller, une des deux facultés « indispensables » à la bonne vie, à mes yeux. L’autre étant celle de savoir s’indigner.

Suite -> | Pas de commentaires
Lettres ouvertes, Poing-comme-net, Tout | 2 mai 2008

À LA BELLE « YOLANDE »

Chère ministre, j’ai lu votre « défense » face à l’accusation: « Vous devriez pas, aux frais des contribuables, enseigner l’anglais aux émigrants. » Vous avez rétorqué que « c’est à cause du contexte québécois ». Réponse maladroite, chère ministre, réductrice. La vérité -munissez-vous en- c’est que la langue des « tout-puissants » étatsuniens -pas vraiment celle de l’Angleterre - est devenue une langue marchande universelle. Rien à voir, Yolande James, avec ce que vous nommez « le contexte québécois ». La langue de « l’actuel » plus puisant des pays du monde c’est l’anglais pour des raisons historiques évidentes; « USA » veut dire : ex-colonies anglaises émancipées.

Je dis « actuel » car on annonce que -vers 2040- ça va changer. En 2040, enseignera-t-on le chinois gratis, à nos émigrants ? Foin de votre « contexte québécois », il y a partout un immense « désir des USA », une « admiration des USA », une « soumission » intéressé au fric-US ». Partant, à sa culture; forcément capable de réussites évidentes grâce aux moyens forts, voir son cinéma, sa télévision, sa musique pop et rock. Ça n’est pas par indifférence au suédois ou au portugais qu’une Céline Dion et tant d’autres surdoués avides se sont convertis aux USA. De Vancouver à Moscou, en passant par Berlin ou Bruxelles, c’est consentie. Lâchez-nous « le contexte québécois ». Même à Paris, France, c’est l’américanophilie. Des Français lucides se décident enfin à freiner cette anglomanie galopante. Je rigolais ferme, chez Charrette, en écoutant des Nathalie Pétrovski, des Josée Legault chicanant l’avocat Julius Grey sur « Émigrants trop choyés ». Plein de Québécois jeunes, telle Nathalie P., délaissent nos collèges, s’inscrivent à Concordia. De mes petits-fils y allèrent. Voir les raisons ci-haut.

Suite -> | 1 commentaire
Tout | 1 mai 2008

LA VÉRITÉ SUR ISRAEL ?

En Israël on les appelle « les nouveaux historiens ». Ils veulent la vérité, ils osent révéler des choses trop longtemps cachées, tues. Y a-t-il eu, oui ou non, une « nettoyage ethnique » (anti-Palestiniens) lors de l’installation de la neuve jeune patrie nationale ?
On va fêter là-bas : [...]

Suite -> | Pas de commentaires
LES BELLES HISTOIRES LAURENTIENNES | 25 avril 2008

TOUBIBS : ATTENDRE, CRAINDRE

J’avais eu affaire à la médecine —la dernière fois— j’avais 13 ans. Sainte-Justine, et urgente chirurgie pour une classique « appendisectomie » ! L’ambulance en plein juillet de Saint-Eustache à la rue Saint-Denis ! La peur !
Et puis presque toute une vie « sans » docteur aucun ! Mais en1990, à 70 ans, bilan de santé et, hélas, cholestérol méchant détecté : devoir me dénicher un toubib. À Saint-Sauveur. Mon père ? Lui itou : toute sa vie sans médecin. Du bois dur de jasmin ? À 84 ans, papa perd quasiment la voix, tousse, et ne voit plus que d’un œil : alors en un très beau jour de mai 1987, dernière balade dans mon Cabrio dans des rues de son cher Villeray. Raynald, mon « petit » frère, et moi, nous le rentrons —un peu malgré lui— à Jean-Talon. Sortie les pieds devant comme on dit. Cancer détecté. La mort 13 jours plus tard

Suite -> | 1 commentaire
LES BELLES HISTOIRES LAURENTIENNES, Tout | 18 avril 2008

LA HAINE ?

Elle, ma compagne de vie, femme très aimable, d’habitude au cœur grand, toujours gentille, vous devriez la voir quand « ils » reviennent dans notre ciel. Je parle de certains corvidés…bien noirs. C’est la haine ! Tenez, elle me fait peur, je ne la reconnais plus. Dès que les premiers croassements résonnent au firmament, oui, c’est la haine.

Nous revenions du Salon du livre à Trois-Rivières et, sur la 40, un groupe de ces noirauds -qu’elle déteste tant- dépeçaient rageusement le cadavre d’un chat sauvage écrasé : « Regarde-les, tu vois, tu vois? De dégueulasses charognards, je te le dis ! » D’où lui vient cette haine ? De leurs cris ? En effet, les noires corneilles « craillent » et ce sont des sons détestables. (« Hum, ce : ce sont des sons…)

Suite -> | 1 commentaire
LES BELLES HISTOIRES LAURENTIENNES, Tout | 12 avril 2008

JE M’ENNUIE DE « MONSIEUR »

On finit par s’attacher. À ceci, à cela. Je n’aurais jamais cru que je m’ennuierais de lui, grosse bibitte amphibie. Les toutes premières fois que je l’aperçus nageant tranquillement au rivage du lac, j’avais cru à un castor. Il allait et venait, nous arrivant du large -du Chantecler- ou bien revenant de la plage publique à l’est. Il a le poil lustré, l’oeil fier. Il se meut avec dignité. Il fait penser à Monsieur Parizeau. Un certain chic. Maurice, le voisin rapatrié de la Côte Nord, me dit : « Ça, c’est un rat musqué, mon vieux. » Ah ! Maria, ma tante riche, portait avec fierté un manteau de rat musqué, je m’en souviens.

À chaque vue d’une bête sauvage, on se convainc que notre petit lac Rond reste en bonne santé, pas trop pollué. Même si, un temps, la venue de castors voraces nous obligeait à des transports par cages. De jeunes arbres se faisaient scier à coups de longues dents. Ces castors, autre preuve que notre lac est en bonne forme, nous disions-nous !

Suite -> | Pas de commentaires
LES BELLES HISTOIRES LAURENTIENNES, Tout | 5 avril 2008

QUOI ? MANGER DES DEVOIRS !

Monter souvent -à deux coins de rue- pour aller sneaker aux comptoirs d’une école et vérifier si « le devoir » des élèves est appétissant. Acheter ce devoir pour le manger ! Avant « l’heure de l’apéro », durant l’année scoaire, nous sommes un petit groupe d’aficionados à aller reluquer les vitrines de cette école-de-bouffe, rituel à risques. Il y a les élèves doués et d’autres… plus faiblards. Un jour, c’est divin, un autre… bien moins.

Pour rigoler, je questionnais Serge, compétent et jovial caissier : « Pourquoi pas afficher les notes des élèves ? On n’achèterait pas les barquettes des plorines, des devoirs marqués 3 sur10 ? » Il rétorqua en riant : « Non, pas question. On discute pas des goûts et des couleurs. Choisissez votre bouffe à vos risques et périls ! » Cette école de la rue Lesage excelle en potages souvent savoureux, en soupes parfois surprenantes, aussi pour des desserts à l’occasion succulents.

Suite -> | 2 commentaires

- Liste de tous les textes -